lundi 21 juin 2010

Quebrantahuesos 2010 et Luxey

En 2010, la Quebrantahuesos fête ses 20 ans. Cette cyclosportive réunit 9000 cyclistes et 1500 sur le parcours de sa petite sœur, la Treparriscos.
L’itinéraire de la Quebrantahuesos passe par Jaca, le col du Somport, Escot, le col de Marie Blanque, Laruns, le col du Pourtalet, Hoz de Jaca et retour à Sabiñanigo
Le vendredi, nous nous retrouvons à Sabiñanigo pour récupérer nos dossards. En France, le temps est gris et pluvieux mais une fois passé le tunnel du Somport le soleil est au rendez vous
Nous partîmes à 5 et nous revînmes à 5, ce qui est un exploit ; vous comprendrez si vous lisez la suite.
Au départ, chacun s’interroge sur la tenue vestimentaire à adopter pour effectuer ce périple car il fait bon mais on voit des nuages accrochés aux sommets frontaliers.
Nous partons 20 minutes après le coup de canon. A un kilomètre du départ, on assiste à une première chute, pas de chance …
Jusqu’à Jaca, la route est large et pratiquement plate, le rythme est assez tranquille. Les écarts commencent à devenir conséquents dans les faux plats qui suivent. L’ascension du Somport est assez irrégulière de ce côté de la frontière. Chose rare, on commence à voir des concurrents qui font demi-tour. Ont-ils par hasard oublié quelques chose ….Quelques gouttes de pluie font leur apparition, les nuages ne semblent pas vouloir bouger, on se dirige vers des sommets embrumés. Au ravitaillement de Candanchu, il commence à faire froid et cela ne fait que commencer. Pourtant les spectateurs espagnols sont toujours aussi nombreux et prêt à encourager le cyclo moyen qui passe devant eux.
Une fois arrivés en haut du Somport, il est évident que nous ne ferons pas demi-tour et c’est là que la galère commence. Mes manchettes sont restées à la maison, je suis donc bras nus et les 35 km de descente vont s’avérer très difficiles à supporter. Il faut être prudent car la chaussée est mouillée mais dès que c’est possible il faut pédaler le plus fort possible pour essayer tant bien que mal de se réchauffer, ne plus penser à rien sinon au moment ou enfin la route commencera à s’élever. De nombreux cyclistes trouvent refuge sous le tunnel de la rocade de Bedous pour se mettre quelques minutes à l’abri …On grelotte sur le vélo mais il faut tout de même tenir fermement son guidon malgré la pluie, le froid et encore 110 km à parcourir.
On arrive enfin à Escot pour attaquer le Marie Blanque sur une route parfaite. Les 4 derniers kilomètres de ce col sont toujours aussi difficiles mais rien à voir avec la souffrance endurée durant la descente du Somport.
Au ravitaillement, un bénévole m’annonce qu’il ne fait pas chaud au sommet du Pourtalet, cela promet.
Dans la descente du Marie Blanque, il faut se faufiler entre des vaches, faire attention à la chaussée glissante et garder le sourire devant les photographes.
La liaison Bielle- Laruns se passe sans encombre avec le vent dans le dos et encore un troupeau de vaches bien sympathiques.
Il faut maintenant gérer les 30 km du Pourtalet. A 1800 mètres d’altitude, il ne fait pas chaud et au moment où nous passons les spectateurs, d’habitude très nombreux sur les deux derniers kilomètres, se font rares.
Moi qui rêvais de retrouver le soleil en passant la frontière, je prends un coup au moral d’autant plus que route est encore mouillée. Après Formigal, la route est sèche et je peux enfin prendre plaisir à descendre malgré le froid. On se réchauffe un peu dans la montée escarpée de Hoz de Jaca mais je découvre que je ne peux plus changer de plateau car ma main gauche est engourdie par le froid, je dois donc utiliser ma main droite ….
Sur 9000 inscrits, 5200 ont franchi la ligne d’arrivée.
Nous c’est du 5 sur 5.
Je tiens à féliciter notre ami Paquito qui a réalisé ce parcours tout seul dans les dernières positions. Son temps, 11 h 37’, ne reflète pas sa performance et le courage qu’il lui a fallu pour rallier l’arrivée. Chapeau bas. Félicitations.
Au moment de son arrivée, il n’a même pas pu déguster una caña gratos car la buvette, sponsorisée par une marque de bière, avait fermée.

Ce dimanche, Denis et JR ont participé à la course de Luxey.
voici les impressions de JR :
Nous avons participé avec Denis à la course de Luxey,63km pour 38 presque 39 de moyenne.Le parcours était roulant mais difficile à cause de la cadence imposée et des multiples relances.le peloton était composé de 44 compétiteurs.
Fidèle à moi même je me suis montré,j'ai ramené plusieurs fois tout le monde sur les échappées et ai participé au sprint pour une prime mais je suis passé en 5ème position.
J'ai subi les deux derniers tour pour finir à l'énergie et au moral.J'ai payé de n'avoir roulé qu'une fois cette semaine. Denis a déraillé deux fois mais a toujours raccroché le peloton.Il a toujours du mal à la mise en route et a besoin de se chauffer sur deux tours.Malgré cela, il a tenu sa place en étant aussi pas mal aux avants postes.Pour une fois, on a pu se voir,se parler,ce qui prouve que le métier rentre.

1 commentaire:

  1. Le récit tient en haleine. Bravo aux "5 sur 5" et surtout à leur cyclo journaliste.
    La petite soeur de Vloub

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